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Au XIIème siècle s'élevait non loin du Vieux Bourg, hameau où se croisent les routes de Dol à Dinan et de Rennes à Saint-Malo, un château que possédait Morvan de Miniac. Ce personnage donna, semble-t-il, son nom au pays.

 

Il reste quelques vestiges de la forteresse d'alors. Elle était entourée d'un étang et de douves protégées elles-mêmes par une contre-escarpe et un double fossé. On entrait dans l'enceinte par un pont-levis que défendaient deux tours. Il existait une troisième tour et un donjon bâti au bord de l'étang, disparus à ce jour. Ces différents ouvrages étaient reliés par des courtines percées de machicoulis et de créneaux, tandis qu'à l'intérieur de la cour s'élevait le logis seigneurial.

 

Au XIVème siècle, le château appartint à la famille Quebriac, puis aux Mauny, Seigneurs de Lesnen et cousins de Bertrand du Guesclin.

 

Au XVème siècle, il revient par alliance aux familles Chastellier, puis Chastel, Scepeaux et enfin au Comte de Boiséon. Ce dernier le vendit au début du XVIIème siècle à la famille Gouyon, Seigneurs de la Ville-aux-oiseaux, qui le cédèrent en 1652 à Guillaume Le Clavier.

Lors des guerres de la Ligue, les Malouins s'étaient emparés du château et l'avaient en grande partie détruit ainsi que la chapelle. Aussitôt après son acquisition, le nouveau Seigneur de Miniac entreprit de construire l'actuelle malouinière sur les ruines de l'ancienne demeure.

 

Dès 1656, la nouvelle chapelle était édifiée à l'emplacement de l'ancien oratoire. Elle fut dédiée à la Vierge et à plusieurs Saints dont Saint-Antoine Abbé. Elle se dresse encore près de l'Avenue, perchée sur un rocher parmi les grands arbres, faisant face à un gracieux calvaire armorié.

 

La Malouinière fut édifiée en 1749 sur l'ancien emplacement du château fort. Il revint par alliance à François de France, Seigneur des Champsbulants, puis à Frédéric de Villèle, Zouave pontifical. Son fils, Albert, vendit en 1935 la propriété.

 

Le logis, belle Malouinière, remarquable pour son architecture simple et équilibrée, apparaît toujours dans le cadre sobre et élégant de ses jardins à la française, entouré d'un bel étang, des hautes futaies et des côteaux escarpés de son grand parc que l'on appelait jadis la "Suisse de Miniac-Morvan".